Juste un
petit article, plus à l’intention de nos amis écoliers et
collégiens, à propos de l’écologie et de la Grèce.
On parle
beaucoup de la Grèce en ce moment, au niveau de l’Europe. On
parle de la faillite du gouvernement, le pays criblé de
dettes.
A notre
niveau, touristes de passage, nous avons nos impressions, peu
scientifiques mais qui pourront peut être vous
intéresser.
La première
impression très globale, est que la Grèce semble faire le grand
écart (et ça doit faire mal !) entre un ancien pays en voie de
développement et un pays tout à fait européanisé.
Mélange de
crasse et de foutoir parfois, et de modernité et de design
d’autre fois ;
Les maisons
sont soit de vieilles masures ou de vieilles constructions en béton
délabré, soit de sublimes demeures d’architectes,
Les cafés,
sont soit des vieilles tavernas sympas avec toiles cirées et odeur
de pipi de chats, soit de flambants bistrots que même à « St
Germain des Prés », il n’y en a pas de si
classe !
Peu de
supermarché, les bourgs et villages sont pleins de vie ; et
l’on y trouve presque tout sans avoir à prendre une voiture
pour rejoindre un centre commercial moche : électriciens,
menuisiers, drogueries, shipchandlers, poissonniers,
primeurs… tout ce petit monde n’a pas encore disparu
pour devenir de grands Carrefour ou Castorama ! (évidemment,
du côté d’Athènes, c’est différent, on a vu même Ikéa
et Leroy merlin !)
Les rues sont
soit petites et crasseuses (avec quelques fois des rats par-ci
par-là), soit refaites et piétonnes par exemple !
Bref, un
mélange de connu et d’images d’il y a 30 ou 40 ans (ah,
le souvenir du magnifique « marchand de couleurs » de ma
rue qui sentait bon la peinture, la naphtaline ou la cire
d’abeille !)
Au niveau
prise de conscience écologique ; c’est le même
écart.
On sent
qu’il y a une volonté (européenne, nationale,
communale ?) de faire des efforts par le biais du tri sélectif
ou de la récupération des huiles usagées, mais dans les faits, la
population ne semble pas vraiment avoir intégrée ses
principes ! Il n’y a qu’à voir l’état des
ports ou même du moindre fossé qui est considéré comme une décharge
publique !
Partout, par
la construction de marinas, de routes ou de musées nous avons la
preuve que les financements de l’Europe sont passés par là,
et c’est bien ; Mais le non-achèvement de beaucoup de
travaux (aucune marina grecque n’est terminée, souvent il
n’y a que les quais sans eau ou électricité et parfois sans
les anneaux d’amarrage !) montre les limites économiques
du pays.
Quand est-il
du réel pouvoir d’achat des grecs ? la vie nous semble
aussi chère qu’en France…et le passage à l’euro
à du leur faire tout drôle…
Bon, ceci est
juste le fruit de mes impressions, je suis loin d’être
économiste, et si j’ai pu dire des bêtises, ne m’en
voulez pas et informez nous !
Marie
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