Comme vous le savez tous désormais, Homère était un grand cachotier, ne révélant pas tout ce qu'il put apprendre sur le Joshua Slocum de l'Antiquité, de peur, surement, de casser un peu le mythe...
Ainsi, dimanche dernier, par un temps froid et humide, nous évoluions parmis de vielles pierres antiques ayant servies de fondations à la fabuleuse cité de Mycène quand, au détour de ce qui était, d'après le panneau explicatif en grèque traduit en anglais, la maison d'un artisan local (potier? menuisier? garagiste?) nous rencontrâmes un vieux pope qui voulut bien nous servir de guide (vu que nous étions déjà potes avec deux de ces collègues), au sein de ces ruines surement majestueuses mais quelque peu... rases de gazon.
Je ne vais pas vous rebassiner avec l'histoire légendaire de Mycène, mais plutôt m'attacher à vous relater la petite histoire telle que lui-même nous la présenta.
Ainsi, après nous avoir indiqué l'emplacement du troquet préféré d'Agâmemnôn, montré l'entrée de la citerne où se retrouvaient en cachette les couples illégitimes (ce qui faisait du monde!), nous arrivames dans un quartier peu connus de la cité. En effet, les archéologues eux-mêmes ne se mirent jamais d'accord quant à la fonction de ce quartier. Seul les vieux popes se transmettent de collègue à collègue certaines infos antiques, et ce grâce au manuscrit original des récits homériques. C'est donc pour ça qu'ils en savent tant sur Ulysse et ses potes!!!!! Bref...
Il faut rappeler que le premier à avoir parler de Mycène fut Homère, même si pendant très longtemps ses affirmations passèrent pour les élucabrations d'un vieil alcoolique à l'imagination fertilisée à l'ouzo et que Mycène tenait autant du mythe que l'Atlantide elle même...
Mais retrouvons un instant ce fameux loup de mer d'Ulysse. Celui-ci, après son passage à Hydra, erra de longs mois en mer Egée. Depuis belle lurette la cambuse était vide et ne pouvant se ravitailler sur les îles inhospitalières, lui et ses coéquipiers finirent par être touchés par le scorbut. Petit à petit, chacun perdit ses dents (et à l'époque la petite souris n'était pas encore née), et c'est complètement édentés qu'enfin ils touchèrent terre au sud du Péloponèse. C'est sûr, ça casse le mythe, ces fiers marins avec une bouche comme un clams hors de sa coquille... A l'époque, la renommée de Mycène et du savoir faire de ses artisans étaient célèbres, aussi tout l'équipage s'y rendit, espérant trouver une solution à leur problème dentaire... Effectivement, un quartier de la cité connu des seuls initiés abritait une confrérie secrète, celle des ciseleurs de ratelier. Leur spécialité, faire pour les riches et les nobles Mycéniens des dentiers en bois et ivoire.
Et c'est aux portes de ce quartier que nous nous trouvions avec notre guide. En pénétrant dans ce qui restait d'un atelier, nous tombâmes face à ce qui restait de l'ébauche de l'appareillage d'Ulysse.
Et c'est une fois de plus avec une immense fierté que l'équipage du Pétrel-Vert vous présente en exclusivité mondiale la photo de son incroyable découverte...
C'est fou non?!
Fred




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